La crise sanitaire liée au coronavirus a porté un sérieux coup à biens de secteurs : entreprises en faillite, l’augmentation du chômage, mais aussi et surtout l’arrêt de toutes les activités et événements sportifs à grandes échelles. Au Togo, le Centre de Développement de L’Athlétisme Africain, AADC-Lomé ne fait pas l’exception.

Tout comme ces instituts et écoles de formation et de perfectionnement, le centre d’athlétisme de Lomé est aussi au ralenti avec une soumission totale aux mesures barrières édictées par le gouvernement. 

 Le monde entier est à genoux d’accord, mais « nous tentons ici de nous rattraper sur certains aspects », a laissé entendre le directeur de ce centre Rafaël kodjovi AGOPOME. 

En effet, la suspension des activités sportives à l’échelle mondiale n’empêche pas les sportifs de pratiquer de façon individuelle des exercices histoire de garder la forme physique. Centre d’une quinzaine d’athlètes venus de  plusieurs nationalités, l’AADC-Lomé continue ses études pratiques physiques avec ses pensionnaires, tous logés et restaurés dans les locaux du centre sis à Kégué.

« Nous avons dans l’enceinte du centre une salle de musculation. Nous sommes quatorze avec deux entraîneurs. Et nous faisons bien avant la crise sanitaire deux groupes pour nos ateliers. Ce qui ne sort pas du cadre des mesures barrières qui défendent tout regroupement de plus de quinze personnes. Avec cet effectif donc, nous sommes les seuls à avoir toujours accès au stade de Kegué pour la suite de nos exercices physiques. Le tout dans le strict respect des mesures barrières », a confié le directeur du centre.

C’est dire que la vie suit d’une manière ou d’une autre, son cours au AADC-Lomé même si reconnaît Rafaël kodjovi AGOPOME, « c’est toujours difficile de travailler sachant qu’il n’y a aucune échéance devant ».

Pris sur un autre angle, la crise sanitaire n’aurait pas tout gâché au AADC-Lomé. « Nous pensons la main sur la conscience qu’on aurait pu avoir une année catastrophique en terme de résultats ou de performances. L’arrivée d’un nouvel entraîneur de nationalité nigériane pour épauler le burkinabè Jean Paul SAWADOGO a amené quelques changements et donc des bouleversements au niveau du travail et de l’adaptation des athlètes », reconnaît le responsable du centre.

Hormis ces réalités liées à l’aspect technique, la période de coronavirus a été mise à profit pour des travaux dans les locaux du centre. La salle de conférence et d’études, les dortoirs et autres départements ont été réfectionnés comme recommandé par la Confédération Africaine d’Athlétisme lors de son passage à Lomé en début d’année dans le cadre des préparatifs pour le cross-country africain, compétition reportée elle aussi.

Comme quoi la pandémie est diversement conçue. Un mal pour un bien, une fatalité, ou un son de cloche pour un changement à tous les niveaux ? À chacun sa réflexion.

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